Kampot et Sihanoukville

Kampot et Sihanoukville

Nous arrivons à Kampot après quelques heures de mini-van. Comme d’habitude, une horde de conducteurs de tuktuk nous proposent leurs services. Cette fois, nous savons où aller et c’est donc sans encombre que nous arrivons à la guesthouse. Pas de chance, celle que nous convoitons est pleine. Après quelques échecs, nous trouvons notre bonheur, non loin. Nous sommes à l’extérieur de la ville, au bord de la rivière. Notre chambre consiste en une jolie hutte en bambou sur pilotis. Rudimentaire, mais très agréable. La terrasse de la guesthouse, également sur pilotis, donne directement sur la rivière… Il y a pire comme cadre !

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Le lendemain matin, nous louons un scooter et partons dans le centre de Kampot. La ville est tranquille et agréable. Elle a ce charme des petites villes asiatiques en bord de rivière, où le temps ne semble plus trop avoir d’importance. Après s’être procurées une carte des environs à l’office de tourisme, nous partons en direction des collines de calcaire afin de visiter la grotte de Phnom Chhnork. Nous roulons pendant six kilomètres sur une piste très caillouteuse, qui nous fait bien mal aux fesses. Comme d’habitude, nous nous perdons un peu, demandons notre chemin, mais arrivons à destination. Nous payons le dollar symbolique pour l’entrée de la grotte, et nous nous laissons guider par un jeune garçon. Un joli escalier gravit la colline puis redescend jusqu’à la fameuse grotte. On y devine une énorme stalagmite représentant un éléphant (encore une fois, il faut pas mal d’imagination). Un peu plus loin, il y a un très joli temple hindou en brique datant du VIIème siècle, dédié à Shiva. D’ailleurs, au moment où nous entrons dans la grotte, une cérémonie hindoue a lieu.

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Une fois que l’on pense avoir fait le tour, notre gentil guide nous propose de revenir au point de départ par un autre itinéraire. Nous nous enfonçons alors dans les méandres de la grotte. Honnêtement, cela tient plus de la spéléologie que de la promenade de santé. Nous traversons complètement la montagne de l’intérieur par de minuscules passages. Ce jeune guide semble connaître les lieux comme sa poche ! Comme nous nous amusons bien, nous acceptons avec plaisir d’en « visiter » une seconde. Là aussi, nous mettons à rude épreuve nos aptitudes de contorsionniste ! Ceci-dit, nous ne sommes pas mécontentes de retrouver la lumière du jour. Nous glissons un petit billet dans la main de notre guide, puis nous repartons sur notre deux-roues.

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Nous prenons un autre chemin chaotique, et décidons d’aller manger près d’un lac. Nous n’avons trouvé aucune information sur celui-ci, mais nous supposons qu’il a été créé à la suite d’un barrage. En effet, cette grande plaine semble avoir été totalement inondée. Nous mangeons dans une petite gargote, en compagnie de petits chiots vraiment trop mignons (et plein de puces) !

Notre estomac rassasié, nous remettons le cap sur Kampot afin de visiter une fabrique équitable, appelée FarmLink, qui produit du poivre. Et pour cause, le poivre est la spécialité de la région et les plus grands chefs occidentaux en sont friands ! Arrivées là-bas, nous bénéficions d’une visite gratuite et pouvons voir différentes étapes de la production, comme le tri et le séchage des grains. L’étape du tri est essentielle et extrêmement minutieuse. D’ailleurs, nous ne voyons pas la différence entres les « mauvais » et les « bons » grains !

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Pour finir, nous goûtons les différents poivres : noir, blanc, rouge… Ils sont vraiment délicieux et dégagent un parfum très agréable. Cette petite visite finie, nous allons nous promener sur l’ancien pont français de la ville. Plus personne ne s’y aventure, à part quelques piétons. Nous comprenons mieux pourquoi une fois au milieu: il est rongé par la rouille ! Après cette longue journée, nous retournons tranquillement à notre guesthouse. L’endroit est vraiment reposant, si l’on fait abstraction des moustiques !

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Le troisième jour, rien de prévu. Nous aurions du partir aujourd’hui, mais nous décidons de rester un jour de plus. Nous ne sommes pas trop pressées, l’endroit nous plaît et surtout nous devons travailler sur le blog et nos reportages. Ça tombe bien, ici la connexion est idéale ! Du coup, c’est une journée plutôt studieuse. Nous nous accordons un petit saut dans la rivière dans l’après-midi ; mais l’eau n’est pas super propre, et quand nous y repensons, nous nous demandons encore comment nous avons fait (surtout que Marion a bu la tasse) ! En début de soirée, nous achetons nos billets pour Sihanoukville et ses jolies plages de sable blanc.

Le lendemain, trois heures de mini van plus tard, nous débarquons à Sihanoukville, ville balnéaire du Cambodge. L’aspect côte d’azur et bétonnage à outrance nous plaisant moyennement, nous avons choisi de nous trouver un hébergement sur Otres Beach, située à 5 kilomètres du centre. Un tuktuk négocié plus tard, nous voila à destination. Les prix sont assez élevés, donc Charlène part en expédition pour comparer les offres de logement. Nous trouvons un petit bungalow en bambou assez sommaire pour dix dollars. C’est cher pour ce que c’est, mais pas pour l’endroit. Et puis le cadre n’est vraiment pas dégueulasse ! Le bar et le restaurant de la guesthouse donnent directement sur la plage, face à la mer. Plutôt sympa de rester plusieurs jours les pieds dans l’eau !

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Nous nous dépêchons de déballer nos affaires et d’aller faire un saut dans la mer : nous crevons de chaud ! Elle est transparente, super chaude… Bref, elle est parfaite. Néanmoins, ce moment de béatitude ne se prolonge pas très longtemps. En effet, Charlène se fait piquer par une méduse ! Nous ressortons de l’eau aussi vite que nous y sommes entrées et nous nous disons que ce n’est vraiment pas de chance… Quelques heures plus tard, Charlène y retourne ; la journée ne sera pas gâchée à cause d’une pauvre petite méduse isolée… Sauf que ce n’était pas une petite méduse isolée. Alors que Marion photographie Charlène dans l’eau, elle la voit revenir d’un pas décidé sur le bord de la plage. Deuxième piqûre de méduse, et pas une petite ! Les locaux s’occupent tout de suite d’elle en lui appliquant du citron vert sur la brûlure. À ce moment-là, Charlène déclare qu’elle ne retourna jamais dans cette mer et qu’il vaut mieux partir dès demain. Pour calmer toutes ces émotions, rien de mieux qu’un bon repas ! Nous mangeons donc quelques grillades en bord de mer, les pieds dans le sable.

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Il n’y a franchement pas grand chose à faire à Sihanoukville et ses environs. Pourtant, nous  passons quatre jours sur notre plage à… ne rien faire! Et très honnêtement, ça fait du bien de se faire dorer au soleil. Toutefois, il y a quelques anecdotes à raconter :

  • Cette nuit où, lors d’un gros orage, nous avons entendu quelques rats juste à côté de notre bungalow… jusqu’à ce qu’il y en ait un qui entre à l’intérieur. Dire que nous étions tranquilles serait mentir.

  • Nous retournons dans la mer, mais avec une certaine appréhension. Nous mettons alors au point une technique : le quadrillage. Pendant qu’une de nous deux se baigne tranquillement, l’autre observe la mer et les possibles méduses. Et ça marche puisque grâce à notre surveillance, nous avons évité quelques piqûres de méduses supplémentaires et nous avons pu observer différents spécimens, en taille et en couleur.

  • Tous les soirs vers 18h, nous faisons face à la mer et regardons le coucher de soleil. À chaque fois, l’instant est magique. Et cette phrase qui est là comme une ritournelle dans nos têtes: « Carpe Diem« 

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  • Tous les jours sur la plage, des dizaines de vendeurs ambulants passent devant nous. Tantôt des femmes, tantôt des hommes, tantôt des enfants. Ces derniers parlent un anglais très correct. Nous avons donc pu discuter avec eux (à défaut de leur acheter des bracelets) ; nous avons appris qu’ils vont à l’école de six heures du matin à midi et qu’ils viennent ensuite directement vendre des bracelets, et ce, jusqu’à 19h, sous un soleil de plomb. Sacrées journées pour des enfants… !

  • Le dernier jour, alors que nous nous baladons tranquillement dans une petite ruelle, Charlène se fait agresser par un singe. Il lui bondit dessus sans crier gare, mais plus de peur que de mal ! Cela a bien fait rire les locaux. Comme on dit, « on est toujours le con de quelqu’un ».

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Voila pour les activités ! Quatre jours après notre arrivée, nous achetons nos billets de bus pour rallier Battambang, afin de poursuivre notre reportage sur l’ONG 1001 fontaines. Cette fois-ci, nous ferons le trajet de nuit, dans de vrais bus couchettes !

Pour voir toutes les photos c’est ici et !

One Response to Kampot et Sihanoukville

  1. Hannah says:

    Et beh, je saurai où me méfier si je copie un jour votre périple, étant gravement allergique aux méduses ! En tous cas vous faites bien de profiter un peu du soleil et de la plage, c’est mérité !!

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